Wednesday, July 26, 2006

Auf dem Weg zur Arbeit: IV

Aujourd'hui, je suis certes sortie du train comme d'habitude mais j'ai changé ma sortie de train de Zürich. Habituellement je longe les voies, je passe dans le "détroit" devant la Poste. Il y a toujours ce vieil homme blond et ridé, habillé en rouge décalé qui tient des journaux. Il est toujours là, mais début juin c'était une fille.
Ensuite au lieu de passer devant la pharmacie, je traverse la route réservée au taxi, passe devant l'arrêt de bus (avec le bus pour Schlieren). J'attends comme tout le monde devant le feu, puis traversée des rails du tram, où quand c'est la fin de journée et que je suis en talon, je dois faire attention que mes talons ne s'enfoncent pas dans le goudron qui entoure les rails. Je regarde les vitrines, regarde s'ils ont changé quelque chose par rapport à hier. Devant chez Jelmoli, il y a souvent quelqu'un qui tient un stand; une fois pour de l'huile de palestine, une fois pour swissaid ou une autre pour Israël. Tous les jours je me demande ce que sont ces fils de métal qui dépassent du logo de manor et de bentton. Traversée de la route devant chez Bally. Puis, je sais que si je suis passée le premier feu, je devrais si ma démarche est juste passer le second sans devoir attendre au feu. J'évalue ainsi la constance de ma marche. Je n'ai pas toujours la même vitesse, suivant certaines Eigenschaft comme les talons, la fatigue… Donc j'attends (encore!). Ce qui est marrant c'est de voir que les piétons qui attendent ne regardent pas le feu pour savoir s'il passera au vert bientôt; non! Ils regardent les voitures qui passent. Elles sont certes très belles, mais ils perdent 2 secondes quand le feu devient vert, car ils commencent à traverser quand les véhicules s'arrêtent. Or s'ils regardaient directement le feu, ils n'auraient pas cette reflexion qui les retardent.
Le dernier bout est le plus long, mais celui que je préfère. Il y a moins de monde, alors je selectionne une personne et essaye de voir où elle va entrer, dans quelle rue tourner… Je passe devant tant de belles choses matérielles certes mais qui laissent rêveur (bzw. rêveuse). Enfin après Meister (qui a rénové sa vitrine pendant tout le mois de juillet), je tourne à droite. J'éteins mon ipod, en traversant la rue, entre dans la banque, enlève mes lunettes de soleil, range mon ipod et les lunettes, essaie de ne pas faire claquer les talons sur le marbre qui orne l'entrée, adresse un aimable "guten Morgen" au receptionniste, sors mon porte monnaie, appelle l'ascenseur, fais biper la carte d'identification de la banque à travers le porte monnaie, appuie sur 3. Les portes se ferment, se rouvrent. Je sors, j'y suis.
Rebecca

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